Les différentes catégories de déchets
C’est la loi du 15 juillet 1975 abrogée
relative à l’élimination des déchets et à la récupération
des matériaux qui est le texte législatif de référence ; cette loi
a aussi donné la définition du déchet et engagé la responsabilité
des producteurs et éliminateurs de déchets.
La Commission européenne a
adopté, par décision en date du
23 juillet 2001, une nouvelle liste
de déchets, remplaçant celle du 20 décembre 1993 et modifiant
celle du 3 mai 2000. Cette décision,
applicable au 1er janvier 2002, a été
transcrite en droit français par le
décret n° 2002-540 du 18 avril 2002.
Ce décret établit une liste unique
et indique quels sont les déchets
qui sont classés dangereux.
Il précise également comment est
déterminé le caractère dangereux
d’un déchet.
Cette nomenclature doit être
appliquée pour l’établissement des
bordereaux de suivi des déchets
industriels (BSDI).
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A noter
Dans la partie déchets des ménages, ne sont traités
que les aspects réglementaires et techniques spécifiques
à ces déchets : les filières de valorisation sont intégrées
dans la partie déchets des entreprises (essentiellement
DIB, voire DIS pour les DMS). |
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Déchets
ménagers
Ils sont constitués par les déchets
des ménages et autres déchets
assimilés, qui peuvent être, eu égard à leurs caractéristiques, collectés et
traités par les collectivités locales
sans sujétions techniques particulières.
La circulaire du 8 mai 1977 relative
au service d’élimination des déchets
des ménages divise ceux-ci en
cinq catégories : ordures ménagères,
encombrants, déblais et gravats,
déchets ménagers spéciaux, autres
déchets municipaux (déchets
assimilés et déchets produits par les
services publics : déchets de voirie et
de marché, boues de station d’épuration,
déchets verts des espaces publics…).
Dans un souci de clarté et de bonne
compréhension, les appellations
données ci-après sont celles utilisées tout au long de ce guide.
Ordures ménagères (OM)
Produites par les ménages au quotidien,
elles comprennent aussi les déchets des commerçants et artisans.
Après collecte sélective, on qualifie les ordures ménagères non
triées de résiduelles.
Encombrants ménagers
Déchets de l’activité domestique occasionnelle des ménages,
qui, en raison de leur volume ou de leur poids, ne peuvent être
pris en compte par la collecte des ordures ménagères. Ils font l’objet
de collectes ponctuelles et peuvent être aussi apportés dans les
déchèteries.
Déchets verts
Les déchets verts résultent de l’entretien
et du renouvellement des espaces verts, zones récréatives,
parcs et jardins, terrains de sport… des collectivités territoriales,
des organismes publics ou parapublics (H.L.M., universités…),
des particuliers et des sociétés privées.
Déchets de l’automobile
Il s’agit de déchets liés à la réparation
ou à l’entretien de l’automobile,
produits directement par les particuliers
et les garagistes. Suivant la
nature des déchets, ils sont reclassés
vers les différentes catégories ci-avant
et ci-après.
Déchets dangereux des ménages (DDM)
Il s’agit des huiles de vidange, des
solvants, des piles… qui, en raison
de leur inflammabilité, de leur toxicité,
de leur pouvoir corrosif ou d’autres
propriétés, ne peuvent être éliminés
par les mêmes voies que les ordures
ménagères. Ils font l’objet de collectes
particulières ou peuvent être récupérés
par les déchèteries.
Boues résiduaires de stations d’épuration
Résidus des stations d’épuration composés de substances minérales
et organiques.
Matières de vidange et corps gras
- Les matières de vidange : boues
extraites des installations d’assainissement individuelles.
- Les boues de curage d’égouts :
composées de matières graisseuses, de sable et de résidus divers
ayant une forte teneur en eau et en matières organiques.
- Les huiles de cuisines, les corps gras
: résidus gras de cuisson, d’huiles de friture, de
résidus organiques solides issus de la préparation ou des restes
de repas.
Déchets
des activités de soins
Déchets issus des activités de diagnostic, de suivi et de traitement
préventif, curatif ou palliatif, dans les domaines de la médecine
humaine et vétérinaire.
On distingue :
- les déchets d’activités de soins assimilables aux déchets
ménagers,
- les déchets d’activités de soins à risques. Ces derniers
comportent plusieurs catégories qui correspondent à des filières
d’élimination distinctes. Il s’agit des déchets d’activités
de soins à risques infectieux, chimiques et toxiques ou radioactifs.
Déchets de l’agriculture et de l’industrie agroalimentaire
Déchets comportant une fraction organique ou minérale susceptible
d’être exploitée comme fertilisant ou amendement et pouvant
potentiellement être utilisée en agriculture. On retrouve trois catégories principales.
Déchets organiques des IAA (IAA
: Industrie Agroalimentaire).
Les déchets proviennent de différentes filières (viandes, tanneries,
charcuteries, produits aquatiques, laiteries...) et de sous-produits
organiques très hétérogènes (lactosérum, marcs de raisin, vinasses,
déchets de légumes ou de fruits en conserverie…).
Fumiers et lisiers
Déjections animales produites par les installations d’élevage.
Déchets spécifiques
Films plastiques, produits phytosanitaires, etc.
Déchets
des entreprises
Déchets produits par les entreprises de toutes
activités.
Déchets inertes et du BTP
Ils sont constitués de déblais, de
gravats de démolition (tuiles,
béton…) et de résidus des industries
d’extraction ou de construction ;
certains déchets de la métallurgie
peuvent également être classés
dans cette catégorie.
Ce sont des déchets minéraux, non
susceptibles d’évolution physico-chimique
ou biologique.
Les déchets d’amiante sont classés
dans cette catégorie, mais relèvent
d’une législation spécifique.
Déchets industriels banals (DIB)
Déchets non dangereux, non inertes, non toxiques, produits par les
industries, les commerces, les entreprises artisanales et les services.
On y trouve :
- les déchets communs aux entreprises
(emballages cartons, bois, housses plastiques, ferraille, déchets
d’emballages…),
- les déchets plus spécifiques
(chutes et loupés de fabrication mono matériaux en bois, textiles,
plastiques, métaux… ou encore des produits multimatériaux
ou assemblages de produits, déchets de process).
Déchets industriels spéciaux (DIS)
Déchets spécifiques de l’activité industrielle qui
contiennent en quantité variable des éléments
toxiques ou dangereux pour différentes raisons (toxicité
chimique, risques d’explosion...).
Déchets
toxiques en quantités dispersées (DTQD)
Déchets spécifiques au même titre que les DIS, mais produits de
manière éparse et limités en quantité.
Déchets
radioactifs
Catégorie à part entière, spécifique par :
- la dangerosité même du produit ;
- les particularités de gestion (manutention, conditionnement,
collecte et traitement) ;
- l’obligation d’une gestion par des organismes spécifiques
dès la sortie du lieu de production du déchet.